La relation d/s

19 février 2020

lettre à C.

C.,

 



Beaucoup de pensées ce matin sur la "fable",  sur comment on se projette avant que d'être. Ce qui me plairait avec vous, n'est pas pour l'instant de vous rencontrer mais de rendre intelligible ce qui se passe. Et pour vous, et pour moi. Peut-être êtes-vous celle à partir de qui quelque chose peut faire sens dans cet univers qui semble parfois très stéréotypé, et qui donne à croire que la partie fait le tout...
Depuis un mois ou deux que j'ai mis cette annonce, je me sens "assailli", non par les demandes mais par mon corps. Impression d'avoir ouvert un "chenil" où des chiennes viennent réclamer pitance et dont je suis sommé de fournir les niches. J'en suis totalement responsable au sens où je les laisse venir à moi, les écoute, les jouis, les autorise à se branler, sentant très bien que la plupart du temps il ne s'agit que de calmer ce faisant leurs délires comme leurs angoisses. 
Je vous avoue que si vous répondiez à mon désir d'avoir une correspondance avec moi, j'interromprais la diffusion de mon annonce pour être plus conséquent quant à mon désir d'une relation d/s. Je ne me plains pas d'être en érection quasi toute la journée (j'exagère un peu) mais je sens bien qu'il serait temps de me reconcentrer un peu, ne serait-ce que pour écrire ce livre que je cherche depuis vingt ans et qui malgré ses milliers de pages demeure "pénélopéen" au sens où je défais la nuit ce que j'ai construit le jour ou vice-versa.
Il me semble que ce serait possible à partir de vous. Comme aussi accepter que ces séances d'onanisme devront désormais être contrôlées, scénarisées, faisant partie également d'un travail sur soi. Non plus les vivre comme on vit cette époque à consommer consommer mais en les incluant dans une recherche de soi.
Faire de ces moments une récompense, et non une compensation. Qu'en pensez-vous?
Vous êtes à un moment délicat de votre vie (moi aussi..) où ce qui faisait sens perd pied et dont vous ignorez encore l'étendue. Si vous convenez avec moi d'essayer de donner un peu de sens à tout cela, de ne pas préférer aller vous perdre sous l'autorité de n'importe quel idiot à queue, je serai ravi de partager ce chemin avec vous.
Ce qui veut dire chère C., d'oublier pour l'instant cette "vidéo" comme aussi la pensée de la mettre en scène avec moi. C'est bien trop tôt pour figurer ce moment, et surtout c'est s'aveugler de ce qui se cache derrière. Je peux même vous dire que si cette scène avait lieu demain, elle raterait ce qui en fait la beauté. Un peu comme ces jeunes comédiens qui croient pouvoir interpréter "Phèdre" ou "Hamlet"  sans avoir fait le "bout" de vie nécessaire à incarner ces monstres.
J'ai compris que vous aviez besoin de ces moments de "décharge" et vous propose de les insérer au sein d'un travail de correspondance. Comme oui, d'accepter une "laisse" si vous voulez, sans que cela ne nous oblige aujourd'hui à penser la rencontre.
"Vous rencontrer" serait un moment qui nous échappe, qui viendrait se poser comme d'une évidence un jour peut-être, mais qu'aujourd'hui nous ne pouvons pas connaître.
Bonne lecture. J'ai eu du mal ce matin à écrire, ma pensée était agitée par des contradictions. J'ai essayé un peu de les éclaircir, sans trop savoir si ce que je vous ai dit est "juste".
Je ne me rends pas compte si ce que je vous propose est loin de vous. Et combien même cela le serait, avez-vous envie aujourd'hui d'en parler? Ou dois-je vous laisser vivre ce "bordel" sans me positionner face à vous?
Vous me direz.
Votre humble possible maître

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18 février 2020

mademoiselle E

Un rêve plus ou moins éveillé et humide !

 

Je suis debout nue devant vous 

Vous remontez mes cheveux en les attachant au dessus de la tête pour me dégager le cou

Vous me caressez la nuque lentement  m' enserrant même le cou tendrement entre vos mains de temps en temps  

Vous me caressez les épaules et lentement descendez vos mains le long de mon dos en le caressant mains grandes ouvertes

Vous me caressez la colonne vertébrale de la nuque jusqu'au bas du dos en de longs va et vient

D'abord  par des effleurements , puis de façon un peu plus appuyé avec les doigts passant d'une vertèbre à l'autre comme si vous les comptiez

Vous insistez au milieu du dos pour me faire creuser les reins , me faire me cambrer

Sous votre insistance je creuse les reins , je me cambre de plus en plus jusqu'à ce que mes fesses se tendent , s'offrent à vous

Vous m'encouragez à continuer cette cambrure presque obscène maintenant 

Mais vous voulez encore plus , vous me prenez par les cheveux et tirez ma tête en arrière pour accentuer la cambrure , m'obliger à vous donner complètement ma croupe

Tout en me maintenant la tête en arrière vous caressez mes fesses avec l'autre main , d'abord tendrement puis de façon plus appuyée pour enfin les pétrir , les brusquer , à la limite de les fesser .

Vous glissez la tranche de votre main dans la vallée de mes fesses puis votre doigt du périnée jusqu'au bas du dos

Vous explorez tranquillement cette raie vous attardant sur l'anus

Instinctivement je tends mon cul à la rencontre de ces caresses

Vous m'encouragez dans cette attitude , j'écarte les cuisses pour que mon cul s'ouvre plus aux caresses  

Du bout du doigt vous titillez ma corolle , vous me faites frémir , j'ondule des fesses sous ce tendre assaut .....

Je danse de la croupe complètement indécente . .

 

Puis vous me tirez les cheveux , la tête en arrière m'obligeant à vous regarder dans les yeux .

Du vouvoiement vous passez au tutoiement plus adapté à mon attitude de soumise .

Vous me dites «  tu cherches quoi , tu veux quoi  ? » . Je n'ose répondre . Vous insistez tirant encore plus mes cheveux , arquant complètement mon corps en arrière pour me faire plier , obéir . Dans un souffle un peu rauque je vous réponds que je veux me faire baiser les seins . Vous n'êtes pas surpris par ma réponse , vous savez la sensibilité de mes tétons .

Vous me prenez par la main m'amenez devant un immense miroir , je suis gênée . Vous m'obligez à me regarder dans la glace en me disant que je suis désirable comme ça , excitée par vos caresses anales . Vous vous mettez derrière moi , vous me prenez fermement par les hanches et me collez à vous . Et sans attendre vous prenez mes seins à pleines mains . Je ne peux retenir un petit gémissement de plaisir , Vous les caressez d'abord puis petit à petit vous les malaxer de plus en plus fermement . Je tends ma poitrine pour vous montrer mon plaisir . Vous me dites « regardes comme tu es belle , tends toi encore plus , offre moi tes seins , tes tétons » . Je tends comme une folle ma poitrine et dans un réflexe de soumise je mets mes mains sur la tête pour dégager complètement ma poitrine et la donner à se faire baiser . Vous me dites que c'est bien , que je me laisse aller encore plus . Je suis complètement arquée contre vous , seules mes épaules s'appuient sur vous . Vous prenez mes tétons d'abord gentiment puis plus durement , les pinçant , les tirant , les vrillant de plus en plus fort . Je gémis , vous êtes sourd à mes gémissements , vous savez qu'une nana comme moi doit passer un cap pour arriver à se dépasser et entrer dans le monde de l'extrême jouissance .

Je m'arque comme une folle , je gémis , je crie , je vous supplie de continuer . Vous me rendez folle , je me tortille de douleurs et de plaisirs mélangés . Vous me claquez les seins à pleines mains , je n'en peux plus d'envies de jouir . Je vous supplie de me faire jouir , de m'achever .

 

Vous me dites que je suis une vraie petite salope pour me donner à ce point.

Nous sommes toujours debout face au miroir .Lâchant mes tétons vous me prenez le sexe à pleine main , avec rudesse . Vous l'empoignez fermement et me soulevez par à coup comme si ma chatte s'empalait sur votre main . Vous me secouez de haut en bas jusqu'à me faire gémir . A chacun de vos à coups je donne un grand coup de rein . C'est comme une bataille entre votre main et mon pubis . C'est à celui qui donnera le plus grand coup .

Me regardant dans le miroir je n'ai pas de honte de me voir dans cet état . Sans doute parce que je ne sais plus si je suis actrice ou voyeuse . Vous me ceinturez fermement pour me calmer . Vous me pénétrez avec vos doigts gluant de ma mouille que vous me faites goûter . Deux doigts , trois doigts , quatre doigts pour ouvrir mon sexe complètement . J'aurais presque envie d'être fistée , sentir votre main dans mon ventre pour l'explorer . Je n'en peux plus , vous décidez enfin de m'apaiser .

 

Vous me couchez sur le dos sur une grande table . Vous ramenez mes cuisses contre mon buste en m'écartant complètement les jambes . Je prends mes genoux fermement pour encore plus m'ouvrir , vous donner mes intimités , vous montrer ma chatte et mon cul . Vous embrassez mon entre cuisses trempé de mouille , trempé d'envies . Vous lapez , lécher mes humeurs de femelle . Votre langue pénètre ma féminité , mon anus inondés par un mélange de ma cyprine et de votre salive . A chaque coup de langue je pousse un « han » de désir , je me tortille sous votre bouche , vous me mordez le sexe et l'anus , je crie ce plaisir que vous m'offrez …..

 

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14 février 2020

prendre la porte

Mademoiselle,

 

Comment vous dire que le mot "liberté" m'emmerde, surtout quand il sert à justifier l'être. Il faudrait être bien sourd pour croire que dans notre rapport à autrui un tel mot existe...Autant je comprends "se libérer de" autant me plonge dans l'ennui celui qui croit faire étendard de ce concept...Vous n'êtes libre de rien du tout, et encore moins que celui qui sait qu'il ne l'est pas...Et le pire sera qu'en le prétendant vous manquiez toute chance d'appréhender ce qui ne l'est pas, à savoir probablement votre corps...Vous lui donnerez le rôle de satisfaire à cette pensée qu'il est libre en lui procurant plaisir sur plaisir, en les comptant même (comme le faisait Don Juan) comme si le nombre pouvait effacer la dette qui vous tient...

 

Mais le plaisir n'est pas jouissance ma chère...Et tant que demeure cette question un peu étrange qu'il est quelque chose plutôt que rien, vous devriez accepter qu'être n'est pas une question de liberté mais d'écoute...Et si vous écoutez bien, vous allez voir que cette histoire commence en enfer...Avec une mère, un père, et dont on est sûr à 100% qu'ils ignorent ce qu'ils ont fait. Personne n'est Dieu vous voyez, personne ne pourra jamais savoir pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien, et ça commence avec cette naissance...

 

Vous me suivez? Non? Vous ne voyez pas le rapport entre votre naissance et la bêtise qui entoure ce fait là? Lisez Giordano Bruno...Vous verrez ce qu'il en coûte de dire l'évidence...

 

Pourquoi y-a-t-il autant d'obstination bornée de la part des parents à vouloir ordonner leur enfant? À vouloir lui fourbir les armes de sa propre destinée alors qu'ils sont comme lui des errants de leur propre existence, qu'ils n'y entendent rien si ce n'est ce curieux désir de vouloir par lui s'en rassurer?

 

Pourquoi prennent-ils plaisir à le sublimer, à le vouloir meilleur qu'eux, à le gâter, quand eux-mêmes ont piètre idée de leur faculté?

 

Quel est ce message étrange de leur transmettre ce qu'ils ne sont pas?

 

..........

 

 

 

 

 

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13 février 2020

proposition

Bonjour mademoiselle,
Il tempête encore un peu ce matin, un peu comme dans ma pensée. Ces derniers jours ne m'auront guère apporté de "grâce" ( mot qui désigne pour moi un moment où la pensée trouve par le corps une ligne de fuite, une émotion tendue entre le possible et l'inconnue...) , et les quelques amorces d'échange que j'aurais eu auront vite tourné au médiocre, me convainquant de plus en plus que seul un "livre" pourrait m'extirper de mon attente.
Ai-je le choix de toute façon puisque je ne veux plus retourner travailler dans ce bas-monde et que l'argent de la vente du restaurant touche à son terme...Une sorte de combat contre la montre va bientôt s'engager et je vais devoir accepter l'idée qu'écrire n'est plus seulement la survie de mon âme mais de mon corps aussi!
Je ne vous raconterais pas cela si il ne paraissait pas de plus en plus évident que le livre en question doive s'appuyer sur notre échange sans qu'évidemment nul ne le sache à part vous.
M'y aiderez-vous? Ne serait-ce déjà qu'en en lisant les épreuves et en me livrant votre sentiment de lectrice mais aussi en me faisant parvenir de temps en temps vos pensées et vos fantasmes ?
Vous aurez évidemment droit de regard sur mon texte pour que demeure impossible votre identification, à commencer par votre prénom que nous devrons changer en "Laure" ou "Claire" si cela vous convient.
Si mon projet ne trouve aucun écho de plaisir chez vous, n'hésitez pas à me le faire savoir. Un livre ne s'écrit bien que s'il parvient à maintenir en éveil une tension, une vision où la plume s'apparente à un archet (badine), où le style se confond à l'acte (imaginaire ou pas) qui enfonce le sens...
Pensez-y
Je vous embrasse mademoiselle

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12 février 2020

Claire

Agghhrr...Ça me fait ça parfois au réveil, entre râle et colère; je sens que la nuit, les rêves ont dû avoir un goût de soufre, probablement le père, sa connerie, sa haine...Je vous avoue que je serais bien allé déjeuner avec Sade, rire avec lui du malentendu (sadique) qu'était devenu son nom et de la pudibonderie qui règne aujourd'hui. On aurait évidemment parlé politique parce que si l'on veut entendre de quoi retourne l'art D/S, c'est bel et bien dans les urnes que cela se passe, dans la res publica, la "chose" publique...C'est elle à partir de quoi se détermine le fantasme de l'autre, et la vision du couple qui en résulte...
Vous êtes venue à moi sous l'angle du fantasme petite fille qui cherche à placer ce corps, qui aimerait savoir ce qui s'y passe quand cesse la retenue morale qui vous fera vieille avant que d'être. On entend à vos mots (que vous maitrisez fort bien) que le sexe est encore indéfini et vous pourriez tout aussi bien habiter un corps masculin ou féminin. Ce qui est sûr c'est que vous cherchez le "levier" qui en rendrait possible la conscience.

Vous m'avez déjà congédié par deux fois et s'il n'était votre habilité au langage, je n'aurais pas insisté. À vous de voir si vous pouvez avoir avec moi un autre comportement que celui de l'onanisme.

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07 février 2020

soumise de songe

Chère E.,
Mercredi rendez-vous à Limoges dans le vieux quartier. La belle inconnue me dit être si timide que je ne la "prends" pas ce soir, elle n'osera plus recommencer. Les jours précédents, elle m'a conté ses attentes et ses espoirs de devenir celle qui la hante depuis toute petite!
Elle a joint à ses propos une vidéo où l'on voit une jeune femme attachée se faire initier à la sodomie. Étonnamment le film est très beau, et se démarque de tout ce que j'ai pu voir jusque là. J'avoue même ignorer s'il a été mis en scène ou si il est vrai tant la demoiselle y a l'air sincère et juste. Lui est très jeune et pourtant il ne cherche pas à se glorifier ou à signifier sa position de dominant. Tout le temps de la scène, il demeure très à l'écoute de celle qu'il initie et mêle avec beaucoup de maîtrise tendresse et fermeté.
La belle inconnue me dit lire et relire mon annonce chaque jour pour se donner courage et je ne tente pas trop de la questionner tant elle semble prise dans ce vertige où la timidité confine à l'angoisse. Je lui dis juste que je serai là à 16h30, en terrasse du bar l'Irlandais.
La suite chère E. eut été délectable mais hélas elle n'est pas venue et s'est murée dans le silence depuis. "Pas venue", je ne suis pas sûr puisqu'à l'heure dite une jeune femme qui présentait ses caractéristiques (mais sans porter de "rouge" comme il avait été convenu) passa devant le café. Elle se promenait en touriste et prenait des photos des vieilles maisons et de l'église. Etait-ce elle? Si oui, l'idée de la touriste était bien vue. Mais je crains que ce soit mon imaginaire qui refusant le "non-lieu" se soit mis à quêter chez cette jeune femme le moindre geste qui la dénoncerait...
 Je pensais en rentrant qu'internet ne sert pas le réel mais le fantasme, qu'en fait il permet aux gens de s'imaginer une vie qu'ils ne peuvent atteindre, et que rares sont celles qui comme vous en sont averties dès le départ. La plupart pense vraiment être ce que leur pseudo suggère mais quand vient l'heure de la représentation, il n'y a personne, juste le relent d'un mensonge que la personne aura aimé entretenir avec elle-même.
Bleu du ciel ce matin
Je regarde le champ d'herbe blanchi de rosée
pense à vos petites fesses rougies de la badine d'un rêve
souris à l'idée de vous entendre murmure un jour
"oui monsieur"

Posté par stoan31 à 09:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]