Bonjour mademoiselle,
Il tempête encore un peu ce matin, un peu comme dans ma pensée. Ces derniers jours ne m'auront guère apporté de "grâce" ( mot qui désigne pour moi un moment où la pensée trouve par le corps une ligne de fuite, une émotion tendue entre le possible et l'inconnue...) , et les quelques amorces d'échange que j'aurais eu auront vite tourné au médiocre, me convainquant de plus en plus que seul un "livre" pourrait m'extirper de mon attente.
Ai-je le choix de toute façon puisque je ne veux plus retourner travailler dans ce bas-monde et que l'argent de la vente du restaurant touche à son terme...Une sorte de combat contre la montre va bientôt s'engager et je vais devoir accepter l'idée qu'écrire n'est plus seulement la survie de mon âme mais de mon corps aussi!
Je ne vous raconterais pas cela si il ne paraissait pas de plus en plus évident que le livre en question doive s'appuyer sur notre échange sans qu'évidemment nul ne le sache à part vous.
M'y aiderez-vous? Ne serait-ce déjà qu'en en lisant les épreuves et en me livrant votre sentiment de lectrice mais aussi en me faisant parvenir de temps en temps vos pensées et vos fantasmes ?
Vous aurez évidemment droit de regard sur mon texte pour que demeure impossible votre identification, à commencer par votre prénom que nous devrons changer en "Laure" ou "Claire" si cela vous convient.
Si mon projet ne trouve aucun écho de plaisir chez vous, n'hésitez pas à me le faire savoir. Un livre ne s'écrit bien que s'il parvient à maintenir en éveil une tension, une vision où la plume s'apparente à un archet (badine), où le style se confond à l'acte (imaginaire ou pas) qui enfonce le sens...
Pensez-y
Je vous embrasse mademoiselle